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Si vous rentrez de congés, la CGT vous souhaite d'avoir passé de très agréables vacances. Naturellement, nous pensons à toutes celles et à tous ceux qui n'ont pas pu partir parce que le niveau de leurs salaires ne leur permet pas ou ne leur permet plus. Nous pensons aussi à toutes celles et à tous ceux, des centaines de milliers de salariés qui ont été privés d'emplois en un an, des intérimaires et CDD dont la mission n'a pas été renouvelée et des chômeurs de longue durée. Nous pensons aussi aux retraités qui se trouvent trop souvent confrontés à la dégradation de leur pension et sont inquiets du devenir des retraites.
L'an dernier, la rentrée de septembre avait été secouée par la menace de l'effondrement du système bancaire au niveau mondial du fait de l'ampleur prise par la spéculation financière dans l'économie.
Nous avons été indignés de voir tant de grands dirigeants s'adonner à l'argent facile, pour eux mêmes, alors qu'ils exigent des salariés toujours plus d'efforts pour la compétitivité des entreprises. Mondialisation obligerait, bien entendu !
Aujourd'hui, les banques ont été renflouées par des Milliards de dollars et d'euros que les gouvernements ont puisé dans les fonds publics. Et, les salariés, eux, devraient subir une récession économique sans précédent.
Les grands groupes industriels et commerciaux portent une responsabilité majeure dans cette situation. C'est la comptabilité nationale qui nous le dit. Les dividendes qu'ils ont versés aux actionnaires représentent les sommes que plus que l'ensemble des entreprises ont consacrées à l'investissement. Ils représentent également plus que les cotisations versées par l'employeur et qui servent à financer l'assurance maladie, les retraites, les allocations familiales, l'indemnisation du chômage, la formation professionnelle.
Nous le voyons, les véritables réponses à la crise restent à conquérir.
Déjà, dès janvier, tous les syndicats de France ont décidé de s'unir. Par millions, les salariés se sont rassemblés dans d'importantes mobilisations.
Cela a obligé le gouvernement à parler de répartitions de richesses dans les entreprises, de politique industrielle, d'indemnisation du chômage, autant de sujets pourtant contraires à son programme politique. Certes, les mesures concrètes qu'il a prises restent bien loin des attentes et des nécessités.
Eh bien, la rentrée de septembre doit être placée sous le signe de l'unité syndicale et d'une plus large mobilisation des salariés. Déjà, entre autres initiatives, le 7 octobre est un grand rendez-vous puisque la CSI appelle à faire une journée d'action dans tous les pays du monde.
La rentrée, ça doit être aussi un fort moment de renforcement de syndicalisation. Il y a trop peu de syndiqués en France, et c'est un handicap pour tous les salariés.
Alors pour être plus forts, soyons plus nombreux !


